Son parcours commence en Roumanie, où elle naît en 1982 avant d’être adoptée à l’âge de 3 ans, Il passe par une passion pour l’art dès son plus jeune âge et un intérêt pour tous les folklores, tant pour leurs attraits festifs que culturels. C’est autour de ces trois passions : l’histoire de l’art, le folklore et la Transylvanie que se développe son œuvre. Après avoir passé un Master d’histoire de l’art, elle renonce à une carrière dans l’enseignement et choisit la photographie pour assouvir pleinement son besoin de créer, de s’approcher des peintres qu’elle vénère, au-delà du discours, par un dialogue de lumières et d’émotions. Le folklore, découvert à Montpellier, ville de son enfance, nourrit son intérêt pour les habits, les drapés et costumes de scènes,la passion est plus visuelle que musicale, c’est le folklore qui lui fait redécouvrir la Transylvanie qui sera le théâtre de ses plus belles «photos peintures», en reportage.

Sous l’influence des grands peintres

            «Un pinceau à la main devant la toile vierge, rien ne vient, c’est le vide. En photo, je vois des choses, ressens les formes et les lumières.» Dans chaque image, elle cherche les émotions qu’ont su traduire les grands maîtres de la peinture qu’elle célèbre, du classicisme à l’impressionnisme, de Nicolas Poussin à Vincent Van Gogh. Ses photographies sont influencées par la peinture, on y retrouve les lumières et la manière de poser, les couleurs et les aplats de texture, mais elles prennent vie dans l’instant, elles sont aussi de mouvement et de chair, des images d’aujourd’hui, d’adolescentes et de belles personnes qui se prêtent au jeu de la peinture, sans pour autant se travestir, même la nature s’y amuse.Le rapport est si étroit avec la peinture qu’on est inévitablement amené à s’interroger sur la place réservée au traitement, si Photoshop n’est pas trop mis à contribution. Or si l’on s’approche de plus près, on perd l’effet peinture pour être happé par le réel, le grain et les imperfections de la peau, par l’épaisseur photographique, la chair du modèle, la rugosité des murs. Elle travaille au Nikon D800, avec des focales fixes qui lui imposent de bouger, de s’approcher et laisse l’ordinateur à la maison, elle privilégie le moment de la prise de vue.

Niels Sidsel


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